“LOCUS ESSE” – 13.01 >22.02 2026, BRUXELLES

Exposition d’Art Contemporain à Bruxelles
NICOLAS LEFEUVRE | MYRIAM DE LAFFOREST
LOCUS ESSE
13.01 >22.02 – 2026

 

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📍 27, rue de Suisse — 1060 Bruxelles, Concept 27 Gallery
🗓 Vernissage : 14 janvier 2026
🕕 18h — 22h

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Vous êtes chaleureusement conviés à cette soirée de rencontre avec les artistes.

Exposition curatée par Clémentine de Forton & Marina Oechsner de Coninck

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LOCUS ESSE – TEXTE CURATORIAL

Dans un monde traversé par le flux incessant des images, des voix et des déplacements, la question de demeurer en un lieu retrouve une acuité singulière.

L’exposition Locus Esse — littéralement « être en un lieu » — propose une traversée artistique dessinant des lignes de force entre matière, perception et présence, invitant à la pleine présence, à l’écoute de l’instant-site de l’être.

À la Galerie 27 Concept, ce mois de janvier, nous vous convions à une exposition à travers les pratiques entrelacées de Nicolas Lefeuvre et Myriam de Lafforest. Distinctes par le médium et le geste, leurs œuvres partagent néanmoins une discipline de réduction, une attention à la forme essentielle, une sensibilité raffinée à l’espace. Car habiter un lieu, c’est aussi le laisser nous traverser. Il devient alors un seuil entre les dimensions du dedans et du dehors, entre le visible et l’indicible.

Les toiles abstraites de Nicolas Lefeuvre se déploient comme des territoires intérieurs : en plans lumineux, en registres minimaux, en croisements sensoriels. L’ombre et la lumière ddeviennent mémoire et champ d’expansion silencieuse. Ses peintures sont des « lieux » visuels à habiter et à contempler. Leur minimalisme est une invitation à s’installer à l’intérieur du champ pictural pour y trouver son propre espace de narration.

Chez Myriam de Lafforest, la sculpture figurative s’enracine dans la densité du corps, prenant la forme de mouvements extérieurs et de regards intérieurs : figurativité réduite, minimalisme des volumes, équilibre entre vide et plein.

Ainsi, leurs travaux ne se contentent pas de représenter ou de figurer : ils sculptent une architecture de la présence, de la lenteur et du lieu d’être.

Ils interrogent : Que se passe-t-il quand on habite une œuvre ? Quelle empreinte ce lieu nous laisse-t-il, et quelle empreinte y déposons-nous ?

NICOLAS LEFEUVRE

LOCUS ESSE, une exposition qui marque un temps fort du parcours de Nicolas Lefeuvre.

Cette exposition présente une rétrospective de vingt œuvres inédites issues des séries Landscapes, Self Archeology, et introduit une nouvelle série inédite : Faire la Nuit.

▶️ « FAIRE LA NUIT » prolonge l’Abstraction comme territoire d’expérience : un espace où les formes cessent de représenter des lieux pour devenir présences.

Au cœur de cette pratique se tient la nuit—non comme thème, mais comme matière première, comme champ intérieur. « Faire la nuit », c’est tenter de rendre visible un phénomène qui ne se livre jamais frontalement : une immersion, un souffle, une densité qui efface les contours pour révéler une autre clarté.

La nuit agit ici comme un opérateur de déplacement : elle dissout les repères, ouvre un passage vers un imaginaire archaïque fait de peurs, de promesses et de métamorphoses. Dans ces peintures, elle devient un état, un seuil où les perceptions s’aiguisent, où les couleurs gagnent en intensité, où le silence devient texture. L’abstraction permet d’en restituer la mobilité intérieure, la vibration.

Au centre du geste pictural surgit la question du Sacré—non religieux, mais comme qualité du regard. La peinture devient un lieu de résonance, un espace qui demande une attention presque rituelle. Le sacré s’incarne dans la simplicité du geste, dans les tensions chromatiques, dans ces masses silencieuses de couleur qui deviennent des « icônes sans visage ». L’œuvre cherche alors l’intensité d’une présence qui appelle l’intériorité du regardeur.

S’y ajoute une dimension synesthésique : ces tableaux évoquent la pluralité sensorielle de la nuit—ce que l’on voit, entend, ressent. La nuit est souffle, vibration, timbre. La couleur devient son, la lumière rythme, l’espace pictural une chambre de résonance où les perceptions se croisent.

« Faire la nuit », c’est créer un espace intérieur partagé, où s’unissent la puissance du Sacré et les interférences sensorielles, un lieu où l’image n’est plus représentation mais action.

Ce sont des peintures-nuits : des seuils, des intensités, des dérives perceptives. Une nuit vivante, matière spirituelle, ouvrant un autre rapport au visible—fait de silence, d’écoute, d’abandon et de ressenti.

 

BIO – NICOLAS LEFEUVRE

Nicolas Lefeuvre est un artiste français dont la carrière s’inscrit dans une dynamique internationale. Peintre expressionniste abstrait, il explore la matière, la lumière et le geste comme langages de l’intériorité.

Né en 1975, il étudie aux Beaux-Arts de Rennes, puis obtient son diplôme de l’École Camondo à Paris en design et architecture. La découverte, dans les années 1990, de l’œuvre de Pierre Soulages agit comme un catalyseur : dès lors, Nicolas Lefeuvre sait qu’il sera peintre.

Installé pendant sept ans à Singapour, il y fonde un studio de design et un label de musique en Chine, tout en peignant et en collaborant avec de grandes maisons de luxe internationales. Il rejoint ensuite CHANEL, où il occupe le poste de directeur artistique, d’abord à Singapour, puis au Japon et à Hong Kong.

En 2016, il quitte l’Asie et CHANEL pour se consacrer entièrement à sa vocation picturale. Aujourd’hui basé à Lisbonne, il expose dans de nombreuses foires (BRAFA, PAD Design & Art Paris, Art Taipei, Art Paris, Biennale Paris – Grand Palais, KIAF Seoul et Daegu Art Fair) et galeries internationales, et ses œuvres font partie de collections privées et institutionelles à travers le monde.

▶️ Son œuvre, abstraite, graphique et contemplative, se distingue par une intensité expressive rare. Elle traduit un univers intérieur riche d’expériences, de sensations et de rêves, que Nicolas Lefeuvre restitue à travers des jeux subtils de transparence et de lumière, invitant le regard à la méditation et au voyage.

▶️ Sa démarche artistique tient compte du contexte local et des mémoires collectives et environnementales avec une recherche sur les matières recyclées telles que le denim et les matières minérales.

▶️ L’œuvre murale (300 x 650 cm) commissionnée par la Fondation BNP Paribas met en lumière cette dimension interactive et monumentale de son travail.

▶️ Nicolas LEFEUVRE a réalisé plusieurs collaborations artistiques :

Juliette Armanet, Festival Français Tokyo (2018), Dyptique HKG (2018), MERCI PARIS (2019), Pommery Tokyo – (2019), Shu Uemura (2024 & 2025), Krug (2025), Chateau Arton (2026).

▶️ LIVRE PUBLIÉ, juin 2022 – “NICOLAS LEFEUVRE ENCRES 2010-2021” par Stéphanie Bros & Stéphane Gautier

 

 

 

 

 

MYRIAM DE LAFFOREST

Chez Myriam de Lafforest, la sculpture s’enracine dans la densité du corps, prenant la forme de mouvements extérieurs et de regards intérieurs : figurativité réduite, minimalisme des volumes, équilibre entre vides et pleins .

D’Emergence à Instant d’Eternité, chaque sculpture exprime une façon de rassembler sa force de vie en opposant le temps lent de l’élaboration du travail du bronze, au temps vigoureux du mouvement saisi dans l’instant.

Dans LOCUS ESSE, ses oeuvres participent à ressentir le lieu autrement, en présence et en symbiose avec l’environnement.

 

BIO – MYRIAM DE LAFFOREST

Myriam de Lafforest est sculptrice et peintre.

Artiste inspirée et inspirante, globe-trotteuse d’un monde intérieur, elle nous guide volontiers vers un ailleurs emprunt d’humanité, de sensibilité, de mystère, de silence et d’émotions.

Les titres évocateurs de ses œuvres — Humilité, Élévation, Conversion, Adoration… — nous incitent à réfléchir à la subtilité de notre Être et à cette quête intérieure qui nous anime, profonde, authentique, transcendante.

Selon Myriam, l’art est langage d’un monde transformant, il est un pont entre le vécu et l’Etre. Il ouvre la porte d’un monde subtil, celui des émotions, de l’intuition, de la mémoire gravée de l’artiste mais aussi du collectif de l’espèce humaine. Il est langage universel porteur de sens. L’esprit descend dans la matière : dans l’argile, dans les pigments. Puis il prend forme sous ses mains, qui deviennent le canal du souffle créateur. Souvent, l’acte créatif précède même la conscience de sa signification.

Inspirée dès son plus jeune âge par Camille Claudel, par Michel-Ange, sculpteur de l’espérance, et formée par Salvador Mañosa, son maître sculpteur catalan dont elle reçoit des techniques uniques, Myriam de Lafforest forge une œuvre à la fois puissante et lumineuse.

Ses créations se distinguent par leur grâce aérienne et une maîtrise technique unanimement saluée.

 

 

For any additional information, interviews with the artist, or visual material, please contact: Clémentine de Forton,  clementinedeforton@gmail.com, +34 622499918

 

 

 

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